Licensing

Collabs avec les marques

Le principe

Le créateur vend le droit d'utiliser un contenu qu'il a déjà produit : une vidéo diffusée par une chaîne de télévision, une séquence reprise par un média, des images vendues via une agence ou une banque d'images, une série adaptée pour une plateforme. Il reste propriétaire de son œuvre, mais en autorise l'exploitation contre paiement, pour une durée et un usage définis.

Pour quel créateur ?

Un créateur qui produit des images rares ou fortes : voyage, aventure, sport extrême, nature, actualité, archives, ou des séries soignées qui intéressent des diffuseurs. Peu adapté à la plupart des contenus face caméra, qui ont peu de valeur une fois sortis de la chaîne.

Ce que ça rapporte

un paiement par droit d'exploitation cédé.

le contenu existe déjà ; chaque cession est un revenu presque sans coût.

faible.

90 à 100 %.

Le piège à éviter

Céder trop, pour trop longtemps. Un contrat mal lu peut accorder des droits exclusifs, mondiaux et sans limite de durée pour une somme ponctuelle, et empêcher ensuite le créateur de réutiliser ses propres images. Durée, territoire, supports et exclusivité se négocient séparément.

Étude de cas

Étude de casSqueezie et « Stop the Train »

SqueezieSqueezie crée avec le réalisateur Théodore Bonnet et la société de production Unfold un jeu filmé dans un véritable train en marche. Dix créateurs s’affrontent dans les wagons, avec une élimination à chaque étape, jusqu’à ce que le dernier atteigne la locomotive. Publiée sur YouTube, la vidéo dépasse les 15 millions de vues.

Banijay, le groupe de production de Ninja Warrior, achète ensuite les droits mondiaux du format, rebaptisé « Stop the Train », pour l’adapter dans d’autres pays et sur d’autres écrans. Squeezie évoque un premier paiement représentant environ un tiers du budget d’une de ses opérations YouTube. Il conserve aussi un intéressement : chaque adaptation étrangère lui donne droit à un pourcentage du budget de production local, avec des revenus potentiels de plusieurs centaines de milliers d’euros.

La valeur vendue réside dans le concept et ses règles, qui peuvent être reproduits ailleurs. Un programme déjà rentabilisé sur YouTube devient ainsi une nouvelle source de revenus grâce à ses adaptations. Le premier paiement rémunère les droits cédés ; les revenus suivants dépendent du développement du format à l’étranger.

15,4 MVues de la vidéo d'origine
1/3D'un budget YouTube, payé à la vente
MondeDroits du format cédés à Banijay
Sources : Banijay · Ozap · Strategies
Voir SQUEEZIE dans le Guide YouTube →